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Le B’nai B’rith France a mis Marc Bloch à l’honneur

  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture

À l’occasion de l’entrée de Marc Bloch au Panthéon, le B’nai B’rith France a souhaité revenir sur le destin exceptionnel d’un homme qui fut à la fois un immense historien, un patriote et un résistant.


Faire vivre cette mémoire, rappeler ce qu’a été le courage intellectuel, l’engagement civique et le refus du renoncement, fait pleinement partie des valeurs que le B’nai B’rith s’attache à transmettre.


C’est dans le cadre prestigieux de la Mairie du XVIᵉ arrondissement que s’est tenue cette conférence le dimanche 31 mai.


Stéphane Nivet, historien et auteur, engagé depuis de nombreuses années dans la lutte contre le négationnisme nous a éclairés sur les choix de Marc Bloch et l'actualité de son héritage. Pour lui, Marc Bloch n’a pas été fusillé : il a été assassiné. Cet Historien au sommet de sa carrière universitaire devint résistant par exigence morale, au terme d’un cheminement intime face à la défaite de 1940.


Sylvie Altar, Docteure en histoire contemporaine, Sylvie Altar est aujourd’hui l’une des principales spécialistes de l’histoire de la Shoah et de la résistance juive et non juive. Elle nous a permis de mieux comprendre comment la judéité de Marc Bloch et son indéfectible attachement à la France se sont conjugués pour façonner son engagement, malgré l’abandon et la trahison que représenta pour lui le régime de Vichy.


En conclusion, comme l’écrit Stéphane Nivet, face au mensonge, à la résignation et à la recherche de boucs émissaires, Marc Bloch refusa le « pacifisme paralysant » et la « culture du renoncement » auxquels Vichy invitait le pays.


Toutes proportions gardées, cette leçon conserve aujourd’hui une résonance particulière. Lorsque les Juifs redeviennent, pour certains, les coupables désignés de tous les maux et que les passions l’emportent sur les faits, l’exigence de lucidité et de courage incarnée par Marc Bloch demeure plus que jamais nécessaire.


 
 
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