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La confrontation avec l’histoire

  • il y a 5 jours
  • 2 min de lecture

La loge Ben Yehouda du B’nai B’rith France et l’association Action Citoyenne, Jeunesse et Mémoire, ont organisé le 11 févier un voyage mémoriel au seul camp de concentration sur le territoire français, le Struthof (Natzweiler), pour une cinquantaine de collégiens de St Maur des Fossés.

 

La matinée a été consacrée à la découverte du site historique. Entre l’oppression des barbelés et le silence pesant des chambrées, les élèves ont pu prendre la mesure de la déshumanisation orchestrée par le système concentrationnaire nazi. La visite de la chambre à gaz et du four crématoire a permis d'aborder la réalité crue du travail forcé, de la faim et de l’extermination.

 

L'après-midi fut consacrée à la réflexion, les collégiens avaient le choix de deux ateliers :

 

Comment combattre le négationnisme ?

Cet atelier a fourni aux collégiens des outils intellectuels pour faire face à la désinformation.

 

Définition : Faire la distinction entre l'histoire (basée sur des preuves) et le négationnisme (une idéologie qui cherche à nier des crimes avérés).

Méthodologie : Analyse de documents d'époque, de témoignages de rescapés et de preuves matérielles laissées par les nazis.

L'objectif : Apprendre à déconstruire les théories du complot sur les réseaux sociaux et comprendre que nier la Shoah ou les crimes du Struthof est un délit, pas une opinion.

 

Arts et Mémoire

Après la dureté de la visite, cet atelier a permis d'explorer comment l'art devient un vecteur de transmission quand les mots manquent.

L'art comme résistance : Analyse de dessins ou de poèmes créés clandestinement par des déportés pour préserver leur humanité.

L'art comme hommage : Étude des mémoriaux contemporains (sculptures, architecture du site) qui transforment la douleur en message universel de paix.

L'objectif : Comprendre que la création artistique permet de garder la mémoire vivante et “parlante” pour les générations qui n'ont pas connu les témoins directs.

Cette journée n'était pas seulement une leçon d'histoire, mais un véritable exercice de citoyenneté. En quittant le Struthof, les élèves ne sont plus seulement des spectateurs du passé, mais deviennent des « passeurs de mémoire », contre l'oubli et le mensonge.

 
 
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