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L’éditorial du Président du B’nai B’rith France


Vendredi 5 Avril 2019

Peut-on défendre les valeurs européennes et attaquer Israël ?



L’éditorial du Président du B’nai B’rith France
Dès la publication de la composition des listes aux élections européennes, le B’nai B’rith France a d’emblée réagi publiquement par rapport à la présence inacceptable du député européen sortant Pascal Durand au titre d’Europe Ecologie dont il a été l’un des fondateurs, sur la liste LREM. Ses prises de position passées à l’égard d’Israël, que ce soit au Parlement européen ou à l’invitation d’associations palestiniennes, appelant notamment à une suspension de l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne et militant pour la libération de terroristes emprisonnés en Israël, sont choquantes. Ses propos tenus récemment à l’antenne d’une radio selon lesquels « si des gens considèrent que des produits issus d’Israël ne doivent pas être achetés en France, ils ont le droit de le dire. Je ne soutiens pas la circulaire Alliot-Marie. » sont également choquants.
Un député peut-il remettre en cause la jurisprudence française qui interdit le boycott d’Israël ? Impensable. L’appel au boycott d’Israël n’est pas une opinion comme une autre mais un délit. C’est pourquoi le B’nai B’rith France s’est largement mobilisé sur les réseaux sociaux à ce sujet et a demandé aux responsables politiques de la liste le retrait de ce candidat.
Nous resterons vigilants et nous ne laisserons rien passer quelque soient les hommes ou les femmes et les partis qu’ils représentent.
A l’heure où la haine antisioniste se propage en France et en Europe, alimentant plus généralement une haine anti-juive aux conséquences que l’on connait, le président Macron a déclaré à plusieurs reprises que « l’antisionisme revêt les habits neufs de l’antisémitisme ». Dont acte. Il faut désormais en tirer les conséquences. L’antisionisme n’est pas compatible avec la défense des valeurs européennes qui étaient celles des pères fondateurs de l’Europe et qui sont aujourd’hui menacées.
Israël, la seule démocratie dans la région, partage depuis 1948 les combats pour la liberté, le progrès et les valeurs humanitaires qui sont ceux que l’Europe a voulu mener après l’horreur de la guerre pour construire ensemble un avenir commun, seule condition pour la paix et la prospérité de ses peuples.
Israël doit se battre pour survivre depuis plus de 70 ans contre la terreur, l’obscurantisme et le fanatisme qui ont à leur tour commencé à frapper l’Europe, ses intérêts, ses valeurs, ses symboles. 
Israël s’est engagé depuis toujours dans la recherche de l’excellence et du progrès économique, scientifique, culturel en multipliant les axes de coopérations avec les grandes puissances mondiales, dont l’Europe qui constitue aujourd’hui l’un de ses principaux partenaires commerciaux et scientifiques.
Israël et l’Europe partagent depuis l’après-guerre et les lendemains de la Shoah une histoire riche, intense, passionnelle. Cette histoire commune a toujours oscillé entre difficultés et réchauffements au gré des aléas politiques, mais, au final, a toujours été fondée sur des liens forts et indissociables. C’est le sens même de notre histoire commune, de nos intérêts communs et de la construction de notre avenir commun.
 
 
Pour toutes ces raisons, et pour tant d’autres, la défense des valeurs, de l’idéal et de l’avenir de l’Europe, qui est au cœur des enjeux des prochaines élections européennes, ne peut se concevoir dans la haine d’Israël. Ce serait ne rien avoir appris de l’histoire. Ce serait hypothéquer notre avenir.
C’est pourquoi ce combat contre l’antisionisme, forme camouflée de l’antisémitisme en Europe doit être mené sans compromission. C’est pourquoi, face aux ennemis de nos valeurs démocratiques et républicaines qui combattent tous ceux qui les défendent et les incarnent, le 26 mai, il faudra aller voter.
Philippe Meyer








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