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Une critique du film israélien FOOTNOTE


Jeudi 15 Décembre 2011

Le film de Joseph Cedar « FOOTNOTE », prix du meilleur scénario au Festival de Cannes 2011, a été projeté en avant première à l’initiative de la loge Mordechai de Grenoble.



Une critique du film israélien FOOTNOTE
Le film de Joseph Cedar « FOOTNOTE », prix du meilleur scénario au Festival de Cannes 2011, a été projeté en avant première à l’initiative de la loge Mordechai de Grenoble.

 Ce film, tourné à l’Université de Jérusalem, était aussi  l’occasion de projeter, en introduction,  un court métrage  sur le travail fabuleux de recherche sur le cerveau humain qui s’y effectue avec le partenariat de l’Institut Grenoblois de Neurosciences. Son Président, le Professeur Claude Feuerstein, en a fait la présentation au public.
 
Joseph Cedar, dans une mise en scène résolument moderne et inventive, montre la relation conflictuelle entre un père, chercheur intègre mais besogneux dont le seul titre de gloire est d’avoir été cité en note de bas de page (footnote) par une sommité, et un fils à qui tout réussit et qui, lui, ne s’encombre pas de détails et séduit par sa perception fulgurante de l’ensemble de son sujet d’étude.
 
Le metteur en scène aborde ainsi avec beaucoup de courage l’affrontement  universel entre les générations : d’un côté un père en quête de reconnaissance qui risque de se faire détrôner par son fils et l’ambition du fils de percer là où son père a échoué avec toute la culpabilité que cela engendre.
 Le petit fils, écrasé par cette lutte entre les titans, tente d’échapper à la répétition de ce conflit père-fils  en s’excluant du circuit scolaire et en partant à l’assaut d’autres sommets, ceux des pics montagneux en l’occurrence. Ce faisant il esquive le signifiant de son patronyme, Shkolnik : élève, celui qui  va à l’école.
 
La place des femmes est aussi à relever : solides, elles sont une surface de réflexion qui renvoie aux hommes leur propre image.
Mais le véritable sujet , peut être, de cette tragi-comédie est le mot : sa valeur de vérité mais aussi son caractère trompeur et son insuffisance pour communiquer. La vérité elle-même est interrogée : n’y a-t-il pas d’autres valeurs qui seraient à lui préférer, comme celle d’éviter l’effondrement de l’individu et de la famille. De quoi nous faire réfléchir, nous les B’nai Brith qui avons mis la vérité comme notre emblème !
Une critique qu’on peut émettre de ce film, c’est qu’à force de multiplier les angles de vue l’histoire devient compliquée, touffue et par moment difficile à suivre.
 
En conclusion, c’est un drame subtil, avec des effets comiques succulents, joué par d’excellents acteurs (les mimiques de Shlomo Bar Aba sont remarquables). La morale de cette fable serait-elle  bassement humaine : « Même l’intégrité la plus pure finit par fondre sous les feux des projecteurs » comme le dit Télérama ? A mon avis le film est beaucoup plus nuancé et montre que cette reconnaissance est cruciale pour le père dans son besoin d’exister. Et son fils le perçoit très bien, il sera prêt à soutenir son père envers et contre tout.
 
 
 
 








Tags : Culture, Israël

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