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REACTION DU B'NAI B'RITH FRANCE : Patrimoine mondial de l’UNESCO Inscription de la Basilique de la Nativité de Bethléem en « Palestine »


Mardi 3 Juillet 2012

Le B’nai B’rith France s’associe au communiqué du CRIF qui s’était étonné de la hâte avec laquelle la demande palestinienne d’inscrire sur la liste du patrimoine mondial l’Église de la Nativité à Bethléem, a été présentée à l’UNESCO. Le B’nai B’rith France déplore et condamne cette manœuvre purement politique



REACTION DU B'NAI B'RITH FRANCE : Patrimoine mondial de l’UNESCO Inscription de la Basilique de la Nativité de Bethléem en « Palestine »
B’nai B’rith France
 
REACTION
Patrimoine mondial de l’UNESCO
Inscription de la Basilique de la Nativité de Bethléem en « Palestine »
 
A Saint Petersbourg où s’est tenue une réunion du Comité pour le Patrimoine mondial de l’UNESCO, dans un vote à bulletins secrets, 13 de ses membres, dont la France, ont voté en faveur de l’inscription de la Basilique de la Nativité de Bethléem, ainsi que d’autres églises, couvents ou jardins en terrasse de la Route des pèlerinages, en « Palestine »

Cette inscription n’était pas supportée par les experts du Conseil international des monuments (ICOMOS) et des sites, chargés d'examiner le dossier, qui avaient émis un avis défavorable

Les Églises chrétiennes gardiennes du lieu, Grecs orthodoxes, latins (catholiques) et Arméniens, n'avaient pas appuyé la procédure

L’Ambassadeur américain David Killion avait déclaré «ce site est sacré pour tous les chrétiens» et l’Unesco «ne devrait pas être politisée»

Le B’nai B’rith France s’associe au communiqué du CRIF qui s’était étonné de la hâte avec laquelle la demande palestinienne d’inscrire sur la liste du patrimoine mondial l’Église de la Nativité à Bethléem, a été présentée à l’UNESCO. Le B’nai B’rith France déplore et condamne cette manœuvre purement politique
 
Par Zvi Tenney  quelques faits historiques du passé juif de Jérusalem à l’attention de l’UNESCO qui, sous l’influence du lobby arabe, tente de déjudaïser des lieux sacrés du judaïsme ,entre autres et pas des moindres, Jérusalem

« Jérusalem avec le Premier Temple construit par le roi Salomon vers l’an 1000 av. J.-C. est détruite par Nabuchodonosor en l’an 586 av. J.-C.. Une partie de la population est exilée à Babylone. Un demi-siècle après, la Babylonie s’effondre sous l’attaque de Cyrus II, fondateur de l’Empire perse. Il autorise le retour des juifs en Judée en 538 av. J.-C. et la reconstruction du Temple de Jérusalem qui s’achève en 516 av. notre ère. Des sources indépendantes de la Bible confirment dans son ensemble le récit biblique.

 Le roi Hérode le Grand procède à de gigantesques travaux de reconstruction et d’aménagement du second Temple. La colline d’origine est ceinturée d’un énorme mur de soutènement et l’intérieur entièrement nivelé et comblé avec du remblai. La construction commence en 19 av. J.-C. et dure environ 7 ans, les travaux ne furent entièrement achevés qu’en 63 de notre ère par le roi Agrippa II, comme en témoignent l’historien Josèphe Flavius et de nombreux vestiges archéologiques.

A la suite de la révolte des Juifs contre les Romains, Titus en 70 détruit la ville et rase le Temple dont seulement un pan du mur occidental de l’enceinte de son esplanade échappe à la destruction. Ce pan de 57 mètres de long connu de nos jours comme le Mur occidental ou Kotel, est devenu un lieu sacre pour le Judaïsme. Le Kotel n’est en fait qu’une partie de la muraille occidentale du Temple qui avait 497 mètres de long. Une autre partie de plus de 200 mètres de cette muraille est souterraine et peut être visitée en empruntant le tunnel qui longe le Kotel.

L’empereur Hadrien reconstruit la ville et un Temple est dédié à Jupiter sur l’emplacement du second Temple juif. Cette profanation provoque la révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokhba.

A la suite de l’écrasement de cette révolte, Hadrien fait bâtir une nouvelle ville sur les ruines de Jérusalem, qu’il dénomme Colonia Ælia Capitolina.

Les Juifs sont interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.

Cependant, le Talmud et des écrits de voyageurs témoignent du fait que les pèlerinages juifs se poursuivirent, pour pleurer le Temple détruit.

Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie des lieux saints chrétiens, où des églises sont alors édifiées.

L’empereur Constantin et ses successeurs chrétiens perpétuèrent le décret d’Hadrien interdisant aux juifs d’habiter dans la ville. Ils les autorisaient néanmoins à pénétrer, une fois par an, sur le mont du Temple, pour prier sur ses ruines (laissées intentionnellement à l’abandon) et cela moyennant finances.

Ceci est mentionné, en 333, par un visiteur chrétien, le Pèlerin de Bordeaux.

Les écrits rabbiniques de l’époque indiquent que les juifs priaient aussi devant l’actuel Kotel.

En 638, Jérusalem est conquise par des armées venues d’Arabie. Sous le règne d’Abd al-Malik Omar sont construits en 691-692, le Dôme du Rocher puis la Mosquée Al-Aqsa, sur les ruines du Temple juif.

Omar autorisera les juifs à vivre à Jérusalem tout en étant exclus du mont du Temple, transformé en enceinte musulmane (Al Haram Al Sharif).

La présence juive à Jérusalem fut, une fois de plus, interrompue en 1099, lors de la conquête de la ville par les croisés qui massacrèrent les communautés juive et musulmane.

Ce ne fut qu’à la fin de la domination des croisés que les juifs purent de nouveau s’installer à Jérusalem.

D’après le voyageur juif Benjamin de Tudela qui visita le pays en 1163, quelque 200 juifs habitaient à proximité de la Tour de David, exerçant le métier de tanneurs, moyennant le paiement d’une redevance au roi. Il mentionne également que tous les juifs se rendaient au Mur occidental pour y prier.

En effet depuis le XIIe siècle, à l’exception de la période de 1948 à 1967 (durant laquelle la Vieille Ville se trouvait sous domination jordanienne), le Mur occidental est resté le lieu privilégié de la prière juive.

La souveraineté juive sur Jérusalem prit donc fin en 70 (ou pour certains en 135, année de l’écrasement de la seconde révolte juive contre Rome), et ne fut restaurée qu’en 1948, lorsque l’Etat d’Israël proclama son indépendance. Entre-temps, Jérusalem se retrouva sous la domination de puissances étrangères, sans cesser cependant d’être habitée par des juifs qui y constituaient la majoritaire de la population depuis 1870.

A noter que hormis pour les juifs, Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un tout autre pays indépendant. La région était gouvernée par les Romains depuis Césarée et par les Arabes depuis Damas.

Par mandat de la SDN (l’ONU de l’époque), les Britanniques administrent la Palestine de 1917 à 1948 en détachant les deux tiers de son territoire à l’est, pour créer la Transjordanie au bénéfice de leur protégé Abdullah, chassé de l’Arabie. Ils perpétuent durant cette période le statu quo à Jérusalem.

Durant la guerre israélo-arabe de 1948-1949, la Légion arabe prend le contrôle du site dont l’accès est interdit aux Juifs par les autorités jordaniennes, en violation de l’article VIII des accords d’armistice signés entre les belligérants. Les juifs sont totalement expulsés de la partie jordanienne de Jérusalem et de la Vieille Ville.

Pour la première fois depuis les Croisés, les Juifs qui étaient nombreux dans le quartier dit des Maghrébins sont absents de la Vieille Ville de Jérusalem.

Après la fin du blocus arabe des quartiers juifs de Jérusalem, le Premier ministre, David Ben Gourion, établit le siège du gouvernement à Jérusalem-Ouest et, en février 1949, la ville est proclamée capitale de l’Etat d’Israël.

Pendant les dix-neuf années qui suivent, les nombreuses demandes par les autorités israéliennes et des groupes juifs, tant aux Nations Unies qu’auprès d’autres organismes internationaux pour essayer de mettre en application l’accord d’armistice, restent vaines.

Seuls les musulmans et les touristes non juifs (certificat de baptême exigé) peuvent avoir accès au site. Le Kotel lieu sacré du judaïsme, vestige du second Temple est interdit aux juifs et devient un lieu où les Arabes jetaient leurs ordures et qui leur servait d’urinoir. Les synagogues historiques et les institutions religieuses du Quartier juif de la Vieille Ville sont dynamitées ou gravement endommagées.

A la fin de la guerre des Six Jours, en juin 1967, Jérusalem est enfin réunifiée. Cependant Israël a restitué l’administration de l’Esplanade et des mosquées au fond Wakf musulman de sorte qu’il est toujours interdit aux juifs de prier sur le Mont du Temple.

Ces brefs rappels historiques démontrent indiscutablement, nous semble-t-il, le passé juif de la Vieille Ville de Jérusalem et bien sûr de celui du Kotel, vestige du mur de soutènement de l’esplanade du second Temple qui reste le principal lieu saint du Judaïsme.

L’UNESCO commet donc un acte d’une gravité majeure en s’associant au lobby arabe pour tenter de déposséder les Juifs de leur patrimoine historique et spirituel et de nier, entre autres, le lien du Peuple juif à Jérusalem. »









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