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Pour que Yom Kippour devienne un jour férié à l'O.N.U


Mercredi 3 Septembre 2014

Dans la «famille des nations» certains membres sont plus égaux que d'autres. Aucun exemple de cette inégalité n’est plus frappant que celui d'Israël.



Pour que Yom Kippour devienne un jour férié à l'O.N.U
L'emblème de l'Organisation des Nations Unies montre la planète réunie dans l'étreinte de deux branches d'olivier.
Sa charte affirme «l'égalité des droits" de "nations, grandes et petites »
Mais dans la «famille des nations» certains membres sont plus égaux que d'autres. Aucun exemple de cette inégalité n’est plus frappant que celui d'Israël. 

L'Etat d'Israël a été créé, dans la patrie ancestrale juive, à la suite d'une résolution des Nations Unies.
Sa proclamation de l'indépendance de 1948 se réfère aux Nations Unies à sept reprises. Israël tente de contribuer à la paix internationale dans tous les domaines où elle peut aider, des secours d’urgence à l'innovation médicale à la technologie agricole.
L’espérance juive dans l'organisation - créée à la suite de l'Holocauste - peut se discerner dans les paroles d'Isaïe inscrites à côté des marches Sharansky face au siège des Nations Unies à New York: «Nation ne lèvera plus l'épée contre nation, ni n'apprendra plus la guerre ». 

Mais au fil du temps Israël a été la cible de mauvais traitements exceptionnels à l'Organisation des Nations Unies.
Une démocratie pluraliste face à des extrémistes qui ont juré sa destruction, Israël est régulièrement condamné par le Conseil de droits de l'homme de l'organisme, plus que tout autre Etat membre.
Les assaillants d'Israël aux Nations Unies affirment souvent qu'ils respectent les juifs et le judaïsme et réservent leur dédain aigu à la politique israélienne et au sionisme. Mais la diabolisation d'Israël met en question leurs motivations. 

L'Organisation des Nations Unies dont le siège est aux États-Unis, le pays ayant le plus de Juifs en dehors d'Israël, et à New York, qui a la plus grande population juive de la Diaspora.
Le judaïsme, bien sûr, est une ancienne religion biblique - précurseur des deux religions dominantes du monde - et des communautés juives se trouvent dans au moins 120 Etats membres. 

En 1997, l'Assemblée générale a ajouté deux fêtes musulmanes (Aïd al-Adha et Eid al-Fitr) au calendrier officiel du siège des Nations Unies.
Deux des 10 jours fériés sont chrétiens (Vendredi saint et de Noël) et les six autres sont les jours fériés fédéraux américains. Aucun n’est juif. 

D’importantes manifestations de l'ONU, parfois, même des réunions liées à Israël, ont à plusieurs reprises été prévues lors de grandes fêtes juives, obligeant diplomates et représentants de la société civile juifs à choisir entre leurs obligations professionnelles et leur foi. 

Yom Kippour, le jour le plus sacré du calendrier juif, unit les Juifs de toutes nationalités, orientations politiques et degrés de pratique religieuse.
Le jour de l'expiation, comme il est connu - traditionnellement passé dans le jeûne, la prière et l'introspection - représente l'aspiration universelle à l'auto-amélioration et à faire amende honorable.
Le mois dernier, 32 pays, dont l'Argentine, le Canada, Israël, le Nigeria et les Etats-Unis, ont déclaré leur soutien à l'ajout de Yom Kippour (3 au 4 octobre cette année) au calendrier des Nations Unies.
Le mois prochain, un comité étudiera le dossier.
En 1999, le Secrétaire général Kofi Annan a reconnu que, pour les observateurs, « il a semblé parfois que si les Nations Unies sont au service de tous les peuples du monde, à l’exception de celui des Juifs»
En 2006, son successeur Ban Ki-moon a déclaré à notre organisation, le B'nai B'rith, que l'Organisation des Nations Unies devrait toujours être «un lieu où les Juifs et l'Etat d'Israël peut se sentir à la maison » Récemment M. Ban s’est senti obligé de condamner une « recrudescence des attaques antisémites »
 
Une façon de lutter contre le sectarisme est de montrer du respect. La proposition de Yom Kippour est apolitique - rien à voir avec les dernières hostilités entre Israël et le Hamas - et un test d'inclusion.
Les 193 membres des Nations Unies, y compris les 56 du bloc musulman, doivent soutenir cette demande
 
Daniel S. Mariaschin Vice-président exécutif du B'nai B'rith International
David J. Michaels Directeur des Nations Unies et les affaires intercommunales, au B'nai B'rith International

Article paru dans le New York Times
http://www.nytimes.com/2014/08/27/opinion/declare-yom-kippur-a-un-holiday.html?ref=opinion
Traduit par Olivier BILTZ








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