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Les Juifs d’Egypte


Mercredi 24 Avril 2013

Une planche de la Loge Marinette Artman, 13 Mars 2013



Les Juifs d’Egypte

Période mamelouke (1250 à 1517)

Sous la dynastie mamelouke des Baharites (1250-1390), les Juifs mènent une

existence relativement paisible, bien qu'ils soient obligés de payer de lourdes taxes

pour l'entretien des équipements militaires, et qu'ils soient harcelés par les cadis et

les oulémas de ces musulmans rigoureux. Ahmad al-Maqrîzî raconte que le premier

grand Mamelouk, le sultan Baybars double les impôts payés par les non-musulmans.

Il avait même pensé brûler tous les Juifs et une fosse avait été creusée à cet effet,

mais au dernier moment, il s'était repenti et avait alors décidé à la place, d'exiger une

très lourde amende, qui entraînera la mort de nombreux Juifs réticents pendant sa

collecte.

On trouve un récit montrant la sévérité avec laquelle est appliqué le Pacte d'Oumar:

lorsqu'en 1305, le sultan retourne d'une campagne victorieuse en Syrie contre

les Mongols, Sa'id ibn asan d'Alexandrie, un converti du judaïsme, musulman

fanatique, se dit courroucé par l'arrogance de la population non-musulmane,

particulièrement de la manière dont sont tenus les offices dans les églises et les

synagogues. Il essaie de former un synode de dix rabbins, dix prêtres et des

oulémas. Échouant dans son projet, il tente de faire fermer les églises et les

synagogues. Certaines églises sont détruites par la foule alexandrine, mais la plupart

des synagogues ne sont pas touchées, du fait qu'elles existaient déjà du temps

d'Oumar.

Il y a plusieurs fatāwa importantes de docteurs de la loi musulmans qui parlent de ce

sujet; par exemple, celles de Amad ibn 'Abd al-aḳḳ, qui parle spécifiquement des

synagogues du Caire, qui de l'extérieur apparaissent comme des maisons

d'habitation ordinaires, un fait qui a permis à d'autres juristes de tolérer leur

présence. Selon Taki al-Din ibn Taimiyyah (né en 1263), les synagogues et les

églises du Caire avaient déjà été fermées auparavant. Ce musulman fanatique écrivit

une fatwa avec des invectives contre les Juifs, affirmant que leurs édifices religieux

devaient être détruits, car ils avaient été construits à une période où le Caire se

trouvait entre les mains de Musulmans hétérodoxes, les ismaéliens, les Qarmates et

les Alaouites. Cependant, les synagogues sont autorisées à rester ouvertes. Sous le

même sultan, en 1324, les Juifs sont accusés d'avoir volontairement provoqué des

incendies à Fostat et au Caire, et ne peuvent se disculper qu'en payant une amende

de 50 000 pièces d'or.

Sous la dynastie mamelouke des Burjites, les Francs attaquent de nouveau

Alexandrie en 1416, et les lois contre les Juifs sont de nouveau strictement

renforcées. Les Juifs du Caire sont forcés de payer une taxe de 75 000 pièces d'or.

Domination turque (1517 à 1922)

Le 22 janvier 1517, le sultan turc, Selim Ier, prend le pouvoir en écrasant Tuman Bey,

le dernier sultan mamelouk. Il effectue des changements radicaux dans l'organisation

des communautés juives: il supprime le poste de naguid, rend chaque communauté

indépendante et place David ibn Abi Zimra à la tête de la communauté du Caire. Il

nomme aussi Abraham de Castro « maître de la Monnaie ». Pendant le règne
de Soliman le Magnifique, successeur de Selim, le vice-roi d'Égypte, Ahmed Pasha,










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