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La tombe de Rachel dans les livres scolaires palestiniens. Genèse d’une falsification et ses implications


Mercredi 6 Février 2013

Institut de contrôle de la Paix et de la Tolérance culturelle dans le système éducatif.
RAPPORT : La tombe de Rachel dans les livres scolaires palestiniens. Genèse d’une falsification et ses implications.
Traduit par Gilberte Jacaret,



La tombe de Rachel dans les livres scolaires palestiniens. Genèse d’une falsification et ses implications
Lors de sa 185ème session (5-21 octobre 2010), le conseil de l’UNESCO a adopté une résolution qui réaffirme que les sites palestiniens d’al-Haram al-Ibrahim, Tombe des Patriarches, à al-Khalil, Hébron et la mosquée Rabah, Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante des Territoires Occupés Palestiniens et que toute action unilatérale des autorités israéliennes serait considérée comme une violation de la loi internationale.
 
La commission de l’UNESCO était évidemment convaincue qu’en soulignant le double caractère musulman et juif de ces sites elle s’avérait équitable et ne pouvait être accusée d’avoir un parti-pris.
 
En fait, en ce qui concerne la Tombe de Rachel, la commission de l’UNESCO était induite en erreur et manipulée pour rendre légitime une inexactitude historique.
 
Dans l’un des premiers livres scolaires publiés par l’Autorité Palestinienne en 1995, on pouvait lire une référence à la tombe de Rachel à Bethléem. Cela figurait dans un livre de classe sur L’identité Palestinienne Nationale pour le 6ème degré.
 
Sur la couverture, figure, en haut, le nom de l’auteur : L’Autorité Palestinienne Nationale (en rouge), Ministère de l’Education (en noir), et en dessous, le titre : L’Education Palestinienne Nationale (en vert et en rouge), et, tout en bas Niveau 6 Primaire (en noir). Le dos de la première page indique, en bas, la date de parution : 1995.
 
Dans ce livre, en page 91, on peut lire, sur une référence explicite à la tombe de Rachel : Dôme de Rachel : mère de Joseph, notre seigneur, et épouse de Joseph.
 
En d’autres termes, ce livre scolaire palestinien fait référence à la tombe de Rachel en la nommant le Dôme de Rachel, puisque c’est ainsi seulement que ce site, utilisé par les Musulmans depuis l’aube de l’Islam il y a plus de treize siècles, a été identifié.
 
Mais en 2001, l’Autorité Palestinienne a décidé de remplacer cette dénomination musulmane datant de treize siècles par une autre radicalement différente. Ceci s’est  fait dans un livre de classe traitant de L’éducation Nationale pour le Niveau 7.
 
Sur la page 54 de ce livre d’école, se trouve une image du site qui a maintenant reçu un autre nom de « La Mosquée de BILAL bin RABBAH ». En d’autres termes, ce site fut alors de nouveau désigné comme l’endroit où Bilal a été enterré. Les mêmes termes sont employés dans la réimpression de 2010.
 
Sur la page suivante, on fait une allusion au contexte de cette manipulation. On y déclare que les Israéliens sont en train de judaïser les sites musulmans religieux comme : « La Mosquée d’Abraham et la Mosquée BILAL Bin RABBAH ».
 
Il y a aussi une référence claire et nette aux auteurs d’un tel changement « à savoir un nombre de centres palestiniens, arabes et islamistes, travaillant sur la renaissance de la tradition arabo-palestinienne pour la protection de l’arabisme de la Palestine, en particulier celui de Jérusalem » qui ont publié des articles culturels défendant la Palestine et sa tradition tels que :
 
Le Mur AL BURAQ : le Mur des Lamentations
La Mosquée Al BILAL : le dôme de Rachel.
 
Plus loin, sur la page 56, sous la section : «Faites un test» on demande à l’élève de répondre à plusieurs questions.
 
La Question 2 est la suivante : «Mentionnez les noms des mosquées et des sites musulmans et chrétiens dont Israël a essayé de changer les caractères»
 
Il est important de bien faire comprendre que BILAL fut un esclave éthiopien qui fut libéré et, après avoir rencontré le prophète Mohammed, se convertit à l’islam. Il y a deux traditions historiques en ce qui concerne le lieu de sa sépulture.
 
Pour l’une, il est enterré  à Bader, près d’Amman et pour l’autre il est enterré à Damas.
 
De plus, les Palestiniens ont élaboré une nouvelle tradition en transformant un carré de cimetière qui, de féminin, est devenu masculin
 
Qu’est-ce que ces falsifications de l’Autorité Palestinienne et son enseignement ont apporté dans le curriculum palestinien ?
 
Tout d’abord, on doit noter que la falsification ne pose aucun problème à l’Autorité Palestinienne. Pour elle, les faits historiques signifient peu de chose si bien qu’une vérité historique peut être changée et remplacée par tout ce qui peut lui être d’un intérêt quelconque.
Ce n’est pas la première fois que l’Autorité Palestinienne a été prise en flagrant délit de falsification. On se rappelle comment les faux « Protocoles de Sion » furent mentionnés dans un livre scolaire palestinien comme un document authentique adopté par le premier Congrès Sioniste !!!
Chacun sait combien le recours à la falsification peut affecter tout jugement objectif ou critique.
 
Deuxièmement, l’Autorité Palestinienne ne fait preuve d’aucun respect pour la tradition juive ou pour les lieux saints juifs, et dans ce présent exemple, pour la sainteté dans la tradition juive de la tombe de Rachel.
L’Autorité Palestinienne aurait pu aussi bien proclamer, même si c’est faux, que le Dôme de Rachel était aussi un lieu saint musulman. Cependant, ils ont préféré carrément ignorer la tradition juive en ce qui concerne ce lieu saint juif et ils ont fait croire que ce sont les juifs qui s’approprient un lieu saint musulman.
 
Troisièmement, l’Autorité Palestinienne n’a pas eu le moindre scrupule à faire de la tombe de Rachel, lieu saint d’une sépulture féminine  à laquelle les femmes juives demeurent attachées, une sépulture masculine. Au niveau du symbolisme du genre, cela révèle une forte tendance chauviniste
 
La dernière de ces représentations déformées est que l’Autorité Palestinienne n’a aucun scrupule à avoir recours à la falsification pour dresser la jeunesse palestinienne contre les Israéliens et les juifs. Et ils leur présentent un véritable lieu saint juif, le tombeau de Rachel, connu depuis plus de 1700 ans, c’est-à-dire quatre siècles avant la naissance de l’Islam, comme un soi-disant lieu saint musulman que les Israéliens sont en train d’essayer de rendre juif.
 
A tout cela, le conseil de l’UNESCO a donné sa bénédiction. Ceci est en totale contradiction avec les principes de base qui concernent la science, l’éducation et la culture, qui se collent à la vérité, à l’objectivité et à la pensée critique comme la tolérance et la paix, principes qui respectent les autres – y compris les femmes- sans les inciter contre eux.
 









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