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« Hérode le Grand, le dernier voyage » Exposition au Musée d’Israël de Jérusalem du 13 février Au 5 octobre 2013


Mardi 12 Mars 2013



« Hérode le Grand, le dernier voyage » Exposition au Musée d’Israël de Jérusalem du 13 février Au 5 octobre 2013
Israël honore le roi Hérode avec la première exposition au monde jamais consacrée à ce souverain tyrannique, aussi cruel que puissant, qui régna au 1er siècle avant J.C. sur la Judée romaine et laissa derrière lui un somptueux et prolifique héritage architectural.

Cette exposition est l'initiative la « plus ambitieuse » sur le plan archéologique du Musée d'Israël à Jérusalem, où elle vient de s'ouvrir, selon son directeur James Snyder.

Le cas d'Hérode le Grand reste particulier. Outre une cruauté parfois un peu extravagante, ce roi à moitié juif est resté célèbre pour avoir fait reconstruire le Second Temple de Jérusalem, dont les fondations, qui constituent le mur des Lamentations, sont toujours un lieu de prière pour les juifs pieux.

Mais, à peine considéré comme juif à son époque, ce monarque client des Romains n'a jamais eu une très bonne image dans l'histoire juive.

L'exposition du musée d'Israël est dédiée au professeur Ehoud Netzer, l'archéologue israélien qui avait découvert le tombeau d'Hérode sur les flancs de l'Hérodion en 2007 après des années de recherches infructueuses.

L'excavation du sarcophage d'Hérode, transporté de Jéricho à Hérodion dans une procession funèbre restée célèbre, avait été le sommet de sa carrière. Le professeur Netzer était mort peu de temps après, en 2010, en tombant accidentellement dans l'une des tranchées creusées au pied de la colline.

Coupes à vin en argent de l'époque d'Auguste, fin du 1er siècle avant notre ère, début du 1er siècle de notre ère.
Coupes à vin en argent de l'époque d'Auguste, fin du 1er siècle avant notre ère, début du 1er siècle de notre ère.
Impopulaire, violent, allié controversé de la noblesse et des empereurs romains qui l’ont placé sur le trône, Hérode le Grand gouverna d’une main de fer le royaume de Judée pendant plus de quarante années. Monarque influent, figure essentielle de la Rome antique, avec laquelle il entretiendra des relations complexes, l’histoire de son règne est surtout connue au-travers des écrits de l’historiographe judéen Flavius Josèphe
 
Pour mieux asseoir sa souveraineté et son autorité, il retire aux prêtres le pouvoir politique, et fait assassiner son épouse Mariamne, trois de ses fils – sans descendance, il n’a plus à craindre pour sa vie, ainsi que quarante-cinq notables.
 
Mais s’il était cruel et violent, il était aussi un souverain entreprenant, passionné d’architecture. Justement surnommé « le roi-bâtisseur », il optera pour les méthodes de construction romaines et laissera à sa mort de nombreuses traces sur le pourtour du bassin méditerranéen – les villes de Césarée ou d’Agrippium, les citadelles de Massada ou de Cypros, ainsi que des bâtiments à Tripoli, Tyr, Rhodes, Damas ou encore Athènes ne sont que quelques exemples, sans oublier bien sûr son projet le plus colossal, celui de la rénovation et de l’expansion du Second Temple de Jérusalem, chantier sur lequel travaillèrent jusqu’à dix milles ouvriers
 

A gauche, sarcophage du roi Hérode, Hérodion, 1er siècle avant notre ère, et à droite, poignée d'un bassin de marbre orné de têtes Silénoi, 1er siècle avant notre ère.
A gauche, sarcophage du roi Hérode, Hérodion, 1er siècle avant notre ère, et à droite, poignée d'un bassin de marbre orné de têtes Silénoi, 1er siècle avant notre ère.
Dans les années 50, un groupe de moines franciscains entame des fouilles dans le désert du Néguev, fouilles reprises, sous la direction de l’architecte et archéologue israélien Ehud Netzer – à qui est dédiée l’exposition, à partir de 1972.
 
C’est lui qui découvrira également la synagogue de Wadi Qelt, la plus ancienne synagogue connue à ce jour et datant d’environ 50 avant notre ère, consacrera une grande partie de sa vie à ce projet. Il exhumera finalement, en mai 2007, le tombeau de l’emblématique monarque, personnage incontournable de l’histoire juive.

Vu de l'angle sud-ouest de la salle royale du théâtre d'Hérodium, lors de sa découvert
Vu de l'angle sud-ouest de la salle royale du théâtre d'Hérodium, lors de sa découvert
Présentées pour la toute première fois, les visiteurs du Musée d’Israël à Jérusalem pourront admirer à partir du 12 février 2013 quelques deux-cent-cinquante pièces archéologiques exhumées de la sépulture d’Hérodium, mais aussi de Jéricho ou d’autres cités de l’antique Terre d’Israël. Une fois de plus, le plus grand établissement culturel du pays  crée l’évènement.
Incontestablement œuvre-maîtresse de cette exposition, la reconstitution de la chambre funéraire constitue un des moments forts de la visite. On y découvrira également, entre autres œuvres rares et grandioses, présentées pour la première fois au public, des fresques restaurées, les bains du palais de Crypos, trois sarcophages, ainsi que des éléments provenant du Mont du Temple.
 
Deux-cent-cinquante pièces archéologiques donc, qui proposent de mieux comprendre ce souverain emblématique, et éclairent d’un jour nouveau les aspects politiques, humains et architecturaux de son règne, de -37 à l’an 4 de notre ère.
 









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