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Edito de la Newsletter de la Loge Bialik - Novembre 2012


Vendredi 9 Novembre 2012

A l’heure où un antisémitisme virulent et assassin envahit à nouveau la France et l’Europe, les menaces existentielles qui frappent Israël nous imposent de lutter pour cette Terre d’Israël, pour ce Peuple d’Israël, et pour ce Livre d’Israël qui sont tout simplement les nôtres, au plus profond de nous mêmes. Notre solidarité et notre soutien à Israël doivent être plus que jamais entiers et indéfectibles. Chacun d’entre-nous, à la place qui est la sienne, se doit d’être le combattant sans faille et sans états d’âme d’une cause qui fait partie de notre ADN : le sionisme et la défense de la terre d’Israël.



Edito de la Newsletter de la Loge Bialik - Novembre 2012
Toutes celles et tous ceux qui comme moi ont eu la grande chance de participer à la soirée très réussie organisée au musée Dapper par le B’nai B’rith France en l’honneur de la faculté de médecine Bar Ilan en Galilée, et on félicitera encore notre Président national Serge Dahan ainsi que Michèle et Jean pour la qualité de cette soirée, ont été particulièrement marqués par le discours prononcé par l’Ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal. Un discours poignant sur les dangers que doit affronter Israël. Un discours fort sur la détermination d’Israël de ne pas attendre que la menace ne se concrétise. Un discours limpide sur les intentions des dirigeants israéliens. En un mot, un discours que l’on n’oublie pas.

Et c’est peu de dire qu’Israël fait face aujourd’hui à des défis et à des choix décisifs pour son avenir : faut-il à nouveau rentrer dans Gaza et combattre le Hamas qui tire quotidiennement des roquettes contre le sud du Pays ? Faut-il - même en sous-main – intervenir en Syrie pour éviter une chute du régime de Bachar el-Assad qui serait lourde d’incertitudes pour la stabilité de toute la région ? Faut-il frapper l’Iran pour devancer et éviter le pire ? Des décisions difficiles, déterminantes et historiques que le Premier ministre Benjamin Netanyahou, récemment venu en visite en France, devra prendre en conscience alors même que se profilent les élections à la Knesset en janvier prochain. L’issue de ce scrutin marquera l’avenir d’Israël pour les quatre années à venir. Au vu de certaines informations glanées ici ou là, et d’un climat que l’on sent de plus en plus électrique, il semble bien que la probabilité d’actions majeures dans un avenir proche soit croissante.

Face à un avenir aussi incertain, aussi troublé et aussi risqué, qui aura bien évidemment des conséquences pour l’ensemble du Peuple juif où qu’il se trouve, notre solidarité et notre soutien à Israël doivent être plus que jamais entiers et indéfectibles. Chacun d’entre-nous, à la place qui est la sienne, se doit d’être le combattant sans faille et sans états d’âme d’une cause qui fait partie de notre ADN : le sionisme et la défense de la terre d’Israël.

Trois évènements récents m’ont à cet égard bouleversé. Tout d’abord, la découverte de ces photos incroyables prises, en couleur, par un photographe allemand proche d’Hitler dans un ghetto polonais en 1940, tellement prenantes parce qu’elles montrent des visages et des regards incroyablement pleins de vie quelques temps à peine avec une issue fatale à leurs destins. Ensuite, ce reportage diffusé par Arte le 29 octobre et montrant à quel point les alliés étaient au courant des camps de la mort et du sort des juifs qu’ils leur réservaient, sans pour autant agir pour stopper ce cauchemar.
Enfin, bien sûr, ce moment exceptionnel, historique, magique que nous avons vécu le 1er novembre à l’école Ohr Totah à Toulouse en présence du Président de la République François Hollande et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour rendre hommage aux victimes de la tuerie du 19 mars. Après l’émotion initiale de cette cérémonie unique ressentie comme un choc d’une rare violence, il restera pour toujours, gravés dans nos esprits et dans nos coeurs des images, des mots, des souvenirs. Nous n’oublierons jamais la dignité et la force poignante des familles mettant la vie au-dessus de tout, la beauté et la grandeur des propos tenus par les deux dirigeants proclamant que le Peuple juif n’est pas seul face à ses ennemis, et puis ce fameux « Am Israel Hai » entonné avec une émotion intense par le Premier ministre israélien et repris par toute la salle devant le Chef de l’Etat français, devant le rabbin Monsonégo, Samuel Sandler, Eva Sandler et les caméras des télévisions françaises qui diffusaient en direct cet évènement hors du commun. Impossible alors de retenir ses larmes. J’en ai encore les frissons aujourd’hui. Quelle fierté d’être juif et attaché viscéralement et à tout jamais à l’Etat d’Israël

De ces trois visions, on ne peut sortir que renforcé de la conviction que notre destin doit être entre nos mains seules et que le Peuple juif doit d’abord et avant tout compter sur lui-même. Tant ces petites filles aux joues creusées par la faim dans ce ghetto que ces généraux alliés décidant de rien faire pour détruire les camps n’auraient eu à subir ce sort pour les unes, et à infliger ce sort pour les autres, si Israël avait existé quelques années seulement avant sa création en 1948.

A l’heure où un antisémitisme virulent et assassin envahit à nouveau la France et l’Europe, les menaces existentielles qui frappent Israël nous imposent de lutter pour cette Terre d’Israël, pour ce Peuple d’Israël, et pour ce Livre d’Israël qui sont tout simplement les nôtres, au plus profond de nous mêmes. Combattre le mal ici, et défendre le bien là-bas. Une nouvelle page du Peuple juif est en train de s’écrire. Prenons-y toute notre part. Soyons les acteurs de notre avenir, plutôt que les spectateurs de notre passé.

Philippe Meyer









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