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Célébration du Yiddish à l’UNESCO - Large Succès pour le Colloque International Organisé par le B'NAI B'RITH


Mercredi 21 Novembre 2012

PLUS DE 400 Participants

« Permanence du Yiddish »

Par Gilberte Jacaret



Célébration du Yiddish à l’UNESCO - Large Succès pour le Colloque International  Organisé par le B'NAI B'RITH
« Les 12 et 13 novembre 2012, s’est tenu à l’UNESCO à Paris un colloque qui avait pour objet d’étudier la résurgence de la langue et de la culture yiddish.
 
Il a été organisé à l’initiative de la Représentation permanente du B’nai B’rith auprès de l’UNESCO, sous le patronage de cette Organisation et avec la participation de la Maison de la culture yiddish-Bibliothèque Medem de Paris. Il a bénéficié du soutien des missions d’Israël et des Etats Unis, de la Fondation Eli et Edythe Broad par l’intermédiaire du B’nai B’rith International, du B’nai B’rith France ainsi que de diverses autres institutions et personnes privées.
 
Intitulé « La permanence du Yiddish », ce colloque a réuni des universitaires, des experts, des acteurs, des écrivains, des journalistes et des musiciens de France, d’Angleterre, de Pologne, d’Allemagne, d’Israël, des Etats-Unis et d’Australie.
 
Irène Ores, Représentante adjointe du B’nai B’rith à l’UNESCO, avait conçu l’idée du Colloque et en avait coordonné l’organisation. Witold Zyss, Représentant du B’nai B’rith à l’UNESCO, l’a aidée dans cette tâche, de même que la Maison de la Culture Yiddish de Paris.
 
L’UNESCO a publié en 2010 un « ATLAS DES LANGUES EN DANGER DANS LE MONDE ». Le Yiddish figure parmi ces langues.
Les membres de la Représentation Permanente du B’nai B’rith auprès de l’Unesco ne pouvaient admettre l’idée que le Yiddish fût ainsi considéré comme voué à disparaître car il appartient à l’héritage juif. S’il est en danger, ce n’est pas parce qu’il est jugé obsolète mais parce que, parmi les onze millions qui le parlaient avant la Shoah, la majeure partie des six millions qui ont été assassinés étaient des yiddish phones.
C’est pour cette raison que la Représentation Permanente du B’nai B’rith auprès de l’UNESCO a décidé de concevoir et de lancer l’important projet d’un Colloque international du Yiddish. Il a pour titre : « Permanence du Yiddish ». Et en effet, le Yiddish reprend vie en divers endroits de la planète et non pas seulement dans les sphères académiques.
Le projet a été proposé à Mme Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO qui lui a accordé son patronage et mis une salle de conférence à sa disposition. Les Ambassadeurs d’Israël et des Etats Unis auprès de l’UNESCO, MM. Nimrod Barkan et David Killion, ont apporté leur soutien moral et financier.
Ce Colloque est un prestigieux évènement culturel d’une envergure internationale. L’UNESCO, lieu choisi pour son déroulement les lundi 12 et mardi 13 novembre 2012, lui a donné toute son importance
Le but du Colloque a été de créer un intérêt accru pour l’étude de la langue Yiddish et de sa culture.
 
Bref résumé du déroulement du Colloque :
 
En dépit de la Shoah, la culture Yiddish continue à vivre. Avant la guerre, en 1939, 11 millions de juifs parlaient le Yiddish. De nos jours, ce nombre est réduit à 400.000, mais l’enseignement du Yiddish prend de plus en plus d’importance dans certaines universités et certains centres juifs. Des gens de tous âges suivent des cours.
 
Le programme du Colloque a été élaboré avec l’aide de la Maison de la Culture Yiddish- Bibliothèque MEDEM, de Paris, sous la direction du Professeur Yitshok Niborski, son vice-président, chargé de cours à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et Gilles Rozier, Directeur de la Bibliothèque MEDEM.
 
Ce Colloque a duré deux jours.
 
Le lundi, la séance fut ouverte par Irène Orès, Les allocutions de bienvenue furent données par Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO (par vidéo), Nimrod Barkan, Ambassadeur, Délégué Permanent d’Israël à l’UNESCO, David Killion, Ambassadeur, Délégué Permanent des Etats Unis à l’UNESCO, Dan Mariaschin, Vice-président exécutif du B’nai B’rith International, Ralph Hofmann, Président du B’nai B’rith Europe et Serge Dahan, Président du B’nai B’rith France.
 
L’introduction générale fut présentée par Itskhok Niborski, suivie d’un exposé de Rachel Ertel, Professeur Emérite à l’Université de Paris, auteur de nombreux ouvrages sur la littérature Yiddish, pionnière dans l’introduction des études Yiddish à l’université française traductrice et éditrice de livres.
 
L’après-midi de cette première journée, deux tables rondes se succédèrent. La première traita de : « La continuité du Yiddish vivant ». La seconde se pencha sur : « La création en yiddish »
 
Le mardi 13 novembre :
 
Le premier sujet traité fut : « Le Yiddish devant les nouveaux moyens de communication et les effets de la révolution numérique sur la diffusion de la culture Yiddish ». Internet facilite en effet beaucoup la communication entre les diverses communautés parlant Yiddish.
 
Le second fut : «  Des carrières inhabituelles dont les racines plongent dans les passés de certaines familles. »
Dans l’après-midi, Gilles Rozier, qui écrivit : « La place de la culture Yiddish dans le monde contemporain de l’imagination » dirigea une table ronde sur : « Le Yiddish : à quoi sert-il et quelle est sa valeur pour l’avenir »
 
CLOTURE :
 
Itskhok Niborski fit une synthèse du Colloque. Il a relevé, en particulier, que les conférenciers étaient d’un haut niveau universitaire mais ils surent s’adresser simplement à un public composé de gens dont beaucoup n’étaient pas des spécialistes.
 
Witold Zyss tira quelques conclusions. S’il est vrai que de nombreuses langues sont en danger, voir en cours de disparition, nous avons voulu vérifier l’hypothèse que le Yiddish est vivant et bien vivant.
 
Or, comme on pouvait le constater, la salle – contenant 460 sièges – était pleine, le premier comme le deuxième jour. Le public était subjugué.
Les conférenciers étaient jeunes, ce qui augure bien de l’avenir de l’étude de la langue et de la culture yiddish.
Et nous avons ressenti que nous n’étions pas seuls. Nous appartenons à une communauté présente dans de nombreux pays.
L’étape suivante à laquelle il faudra s’atteler ce sera la publication des Actes du Colloque.
Il faudrait songer maintenant à un Colloque sur le judéo-espagnol »
 









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